Projet

Bussy Saint-Georges : l’entrée de ville

11 mars 2019

Le territoire qui se trouve entre l’autoroute A4 et la gare RER est en passe de connaître une nouvelle page de son histoire.
Le quartier mixte et durable, qui s’y déploiera à l’horizon 2025, dotera Bussy Saint-Georges d’une entrée de ville qualitative, à l’image des ambitions de la commune en matière de vitalité et de développement durable.

Cet espace de quelque 10 hectares fait l’objet d’un projet à la fois complet et novateur. Logements, commerces, installations de loisirs, aménagements paysagers, c’est le nouveau visage de l’entrée de ville de Bussy Saint-Georges qui se dessine ici.

Le projet

Visible depuis l’autoroute, sur un linéaire suffisamment long pour donner aux automobilistes le temps d’observer le paysage, le nouveau quartier d’entrée de ville devra incarner une identité architecturale et urbaine forte.

Des logements, des commerces, un groupe scolaire, des hôtels, des restaurants, un grand pôle ludique, un espace de loisirs avec une piscine… C’est un nouveau quartier qui viendra remplacer, à l’horizon 2025, les espaces non bâtis qui bordent actuellement les trois ronds-points, à l’entrée de Bussy Saint-Georges, et le linéaire qui longe l’autoroute d’est en ouest.
EpaMarne, maître d’ouvrage du projet, entend faire de ce secteur – jusqu’à présent peu valorisé – la « vitrine » de la commune à l’échelle métropolitaine. C’est ce qui explique le soin porté à la qualité des équipements prévus, ainsi que la priorité donnée à protection de la santé et de l’environnement.

 

Trait d’union

Au-delà des fonctions d’usage, ce nouveau quartier jouera aussi un rôle emblématique – incarné par l’implantation d’un bâtiment de caractère – à l’échelle de la ville et du territoire : trait d’union urbain entre l’autoroute A4 et la gare de RER, il contribuera à mieux associer le centre-ville de Bussy Saint-Georges à la dynamique de Marne-la-Vallée. Trait d’union naturel également, le secteur est un maillon d’une trame paysagère plus globale qu’il conviendra de valoriser.

 

« Nous avons imaginé une première séquence oxygénante avec de grands arbres et une végétation très généreuse » Jean-Christophe Nani, agence TN PlusNani
© SATHY

 

Des séquences bien pensées

Un diagnostic exhaustif, réalisé au printemps 2018, a permis aux paysagistes, architectes et urbanistes en charge du projet de comprendre l’histoire, la géographie et l’identité du territoire. Ils en ont tiré les lignes directrices d’un aménagement qui propose différentes séquences paysagères, une porte d’entrée emblématique et un style architectural à la fois contemporain et respectueux de l’existant.

 

 

La concertation préalable

Lancée en juin 2018, la concertation a permis d’informer et d’écouter les habitants.

Conformément au souhait d’EpaMarne, maître d’ouvrage du projet, et de la Ville de Bussy Saint-Georges, réunions publiques, ateliers thématiques et atelier de co-construction ont eu lieu entre juin et octobre 2018.
Au cours de ces quatre mois consacrés à ce projet d’envergure, les habitants ont pu participer à des ateliers en petit comité, des réunions plénières et des séances de travail sur la programmation, les espaces publics, l’architecture et les formes urbaines. Animées par les maîtres d’œuvre du projet, les cabinets Sathy et TN PlusNani, ces rendez-vous leur ont permis de prendre la mesure de l’ampleur du projet et du niveau d’exigence portée par ces professionnels, architectes, urbanistes et paysagistes.

« L’entrée de ville doit être à mon sens symbolique, renvoyant l’image du vivre-ensemble, de la modernité et du dynamisme qui caractérisent Bussy » Un habitant de Bussy Saint-Georges qui a participé à la concertation.

 

Des enseignements clairs

Les habitants qui ont participé aux ateliers se sont notamment montrés sensibles au respect de la morphologie urbaine de Bussy, marquée par une place très importante accordée à la nature. Ils ont souhaité que le futur quartier soit intergénérationnel, que les modes de déplacement doux soient promus, qu’une « polarité éducative » soit créée ou encore qu’un véritable lieu de vie émerge autour d’un pôle loisirs.

 

 

Un urbanisme favorable à la santé

Construire une ville durable et promouvoir un urbanisme favorable à la santé font partie des priorités du projet. Celui-ci se veut d’autant plus attentif à ces problématiques qu’il concerne un territoire proche de l’autoroute.

Déterminés à faire de la santé l’un des éléments clé de la conception du nouveau quartier d’entrée de ville, EpaMarne a missionné le bureau d’étude AIA Environnement, chargé de la mise en œuvre de la démarche « Urbanisme Favorable à la santé », en collaboration avec l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, experte en politique de santé publique.

© SATHY

 

Identifier les bons leviers

Complémentaire du projet urbain, architectural et paysager, confié à l’agence Sathy, cette démarche très innovante s’est tout d’abord traduite par la réalisation d’un diagnostic socio-sanitaire et environnemental du territoire : réalisé par deux bureaux d’étude, spécialisés sur la qualité de l’air et les nuisances sonores, ce diagnostic et l’analyse qui en a été faite ont non seulement permis d’identifier les enjeux sanitaires prioritaires, mais aussi d’établir des préconisations pour que le projet urbain favorise le bien-être physique, mental et social des futurs habitants.

 

Faire écran

Différents ajustements, destinés à répondre aux enjeux identifiés ont ainsi été intégrés au plan guide d’aménagement. Ils concernent, par exemple, la volumétrie et la continuité du bâti, qui doivent permettre de préserver le quartier des nuisances sonores de l’autoroute, mais aussi le choix des essences végétales, en fonction de leur capacité à absorber les pollutions.
Les préconisations portent également sur la continuité et la qualité sensorielle des parcours piétons et cyclistes, pour rendre les mobilités douces plus attractives, y compris dans ce secteur proche de l’autoroute.

 

Des espaces extérieurs bienveillants

Le quartier devra, par ailleurs, soigner les transitions entre espace public et espace privé, intégrer des équipements pour inciter à la pratique sportive régulière et à une alimentation saine, ou encore concevoir des espaces extérieurs adaptés aux populations fragiles. Enfin, toute une réflexion sera menée pour corréler les usages extérieurs aux ambiances climatiques et aux spécificités environnementales du site (qualité de l’air, acoustique…).

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