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Carte : Représentation du tracé de l'autoroute VDO à Marne-la-Vallée

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Quand EPAMARNE recycle une ancienne autoroute en morceau de ville

Camille Petit-Gas

Pour aménager une vaste bande foncière de près de 100 ha, prévue à l’origine pour accueillir une autoroute, l’État a décidé d’étendre le périmètre d’intervention d’EPAMARNE. Charge à l’Établissement public d’aménagement d’y bâtir un morceau de ville en concertation avec les cinq communes traversées par l’ex-voie de desserte orientale.

 

Propos recueillis par Business Immo dans l’édition spéciale EPAMARNE-EPAFRANCE de Décembre 2017.

 

L’établissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée a été créé en 1972 initialement pour bâtir de toutes pièces une ville nouvelle qui puisse répondre à la croissance démographique de la région parisienne. Quarante-cinq ans plus tard, la mission est remplie avec la mise en forme d’un territoire de 320 000 habitants et d’un tissu économique. Depuis le 24 décembre 2016, l’EPA est passé à une autre phase de son histoire. Un décret modifie le périmètre d’intervention de l’établissement et l’étend à 17 communes supplémentaires. « Pour la première fois depuis 45 ans, EPAMARNE a franchi le 24 décembre 2016 les limites de la ville nouvelle et va proposer son savoir-faire à d’autres. » EPAMARNE devient ainsi l’aménageur de référence de l’Est parisien avec une couverture inégalée de la 1re et 2e couronne francilienne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec le nouveau périmètre, les établissements EPAMARNE et EPAFRANCE couvrent 44 communes, sur une superficie de 293 km², c’est-à-dire trois fois la superficie de Paris, et ne rassemblent pas moins de 598 000 habitants, dont 289 000 nouveaux issus des 17 communes.

Une incroyable opportunité foncière

Mais pourquoi cette extension ?

« L’extension du périmètre d’ intervention d’EPAMARNE dans la partie du Val- de-Marne se fonde sur la volonté de l’État d’ étudier et de contractualiser avec les collectivités le devenir du site d’emprise de l’ex-autoroute A87 dite Voie de desserte orientale (VDO) », explique-t-on au sein de l’EPA. Car, depuis 30 ans, les terrains sont tout simplement gelés par l’État. « La VDO se présente comme une incroyable opportunité foncière dans un secteur aussi dense que celui de la 1re couronne parisienne, traversant les communes de Villiers-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Chennevières-sur- Marne, Ormesson-sur-Marne et Sucy-en- Brie », explique Philippe Hermet, directeur de la stratégie de l’EPA.

 

Le dégel des terrains se comprend par la future interconnexion entre la ligne 15 sud du Grand Paris Express et le RER E desservant le nord du Val-de-Marne, qui donnera naissance à la nouvelle gare de Bry-Villiers-Champigny où sera développé le futur quartier Marne Europe. Ce qui devait être une autoroute servira notamment de support à un site propre de transport en commun. Piloté par le département du Val-de-Marne, il comprendra une ligne de bus baptisée Altival qui traversera six communes et permettra, à terme, de rejoindre rapidement les nouveaux pôles de transport ainsi que la gare du RER A à Noisy-le-Grand-Mont-d’Est. L’aménagement de ces fonciers doit faire l’objet dans les prochaines années d’un projet urbain qui conjugue activités économiques, logements, aménités et services. « En nous désignant comme cheville ouvrière d’un des rares projets de si grande envergure en Île-de-France, l’État nous renouvelle non seulement sa confiance en notre savoir-faire, mais exige de nous un engagement fort en matière de qualité environnementale et urbaine », se félicite-t-on au sein de l’EPA.

Qu'est-ce que la VDO ?

Mais de quel projet parle-t-on ? La VDO est une vaste bande foncière qui s’étend sur près de 8 à 10 km au cœur du Val-de- Marne, à équidistance des aéroports de Roissy et d’Orly. Ces emprises foncières correspondent au linéaire du projet autoroutier A87 qui devait relier l’A4 à la RN 406. Ces emprises, très disparates, représentent entre 70 et 100 ha, dont plus de 44 ha, anciennement propriété de l’État, sont maîtrisés par EPAMARNE. Le reste des terrains appartient à de nombreux propriétaires privés et à certaines collectivités territoriales. « Ces emprises constituent une opportunité forte pour accueillir des logements mais aussi des entreprises à la recherche de terrains abordables et proches de la zone urbaine dense », expose le contrat de développement territorial des Boucles de Marne, qui devrait être décliné de façon opérationnelle dans un contrat d’intérêt national (CIN). Le territoire est en effet considéré comme stratégique par le gouvernement à l’aune du déploiement du Grand Paris Express.

 

Le principe d’aménagement retenu par EPAMARNE se comprend comme un parcours. « Nous avons fait le choix de ne pas proposer un boulevard urbain sur 10 km de linéaire, mais de travailler sur une programmation séquentielle qui alterne les zones urbaines plus ou moins intenses et s’intègre dans un paysage urbain déjà existant. Nous nous inscrivons dans une conception urbaine où nous assumons une multiplication des fonctions et une densification immobilière sur les sites de connexion », détaille Philippe Hermet. C’est le cas à Marne Europe où l’on va retrouver sur le site de la nouvelle gare Bry-Villiers-Champigny du Grand Paris Express un programme immobilier mixant bureaux, logements, commerces et services.

Rendez-vous dès 2023

Les ambitions autour de l’aménagement de l’ex-VDO sont grandes, notamment sur le plan de l’attractivité économique avec un premier scénario qui table sur une programmation de 150 000 m² de bureaux à l’horizon de 15 ans. En parallèle, quelque 15 ha seront dédiés aux parcs d’activités avec la volonté de regrouper autour d’une offre immobilière plus qualitative la myriade de PME/PMI actuellement disséminées sur le territoire. « On peut imaginer développer des produits immobiliers dédiés à la logistique du dernier kilomètre ou à des unités de microproduction », avance Philippe Hermet. Le volet logement, lui, peut paraître conséquent avec 8 000 à 9 000 nouveaux lots, mais leur construction s’échelonnera sur 15 ans. En attendant les premiers coups de pioches, le CIN sera signé d’ici fin 2017, sa programmation finalisée d’ici mi-2018. En parallèle, les travaux lancés par la Société du Grand Paris (SGP) devraient aboutir à la livraison en 2023 de la ligne sud du Grand Paris Express. Le réseau Altival de transport en commun en site propre devrait être prêt pour 2023 sur son tronçon nord. Enfin, l’interconnexion avec la RER E est annoncée pour 2024. Dans cette vaste reconquête d’une partie de la première couronne parisienne, EPAMARNE y jouera un triple rôle. D’abord, celui d’animer le CIN et d’en assurer le secrétariat. Ensuite, d’aménager les 44 ha de foncier qu’il contrôle dès à présent. Enfin, de travailler dans le cadre de concessions à l’aménagement des sites détenus directement par les collectivités locales traversées par l’ex-VDO. Cette ancienne voie de desserte s’avère finalement une piste de décollage pour EPAMARNE.

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