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Parvis de l'Ecole des Ponts ParisTech sur le campus de la Cité Descartes

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Le BIM en 10 questions

Sarah Emmerich

Jean-Baptiste Rey est directeur général adjoint d’EPAMARNE/EPAFRANCE depuis mai 2015. En parallèle, il est président du Conseil d’orientation du Mastère spécialisé BIM de l’ENPC/ESTP, l’un des 2 mastères dédiés à cette nouvelle technologie constructive en France.

BIM, cela signifie quoi ?

BIM vient de l’anglais Building Information Modeling qui se traduit par Modélisation des Informations Bâtiment.

Le terme bâtiment ici est générique et englobe également les infrastructures. Mais le BIM, c’est surtout des méthodes de travail et une maquette numérique 3D qui contient des données intelligentes et structurées.

Qui utilise cet outil ?

Tous les acteurs de la conception, de la réalisation et de l’exploitation d’une construction, autrement dit tout le monde, l’ensemble des parties prenantes, à toutes les phases d’un projet. C’est là que se situe l’intérêt et la performance de l’outil qui est une plateforme d’informations partagées et actualisées.

Pour faire quoi ?

Pour avoir une vue précise du projet dans sa globalité aussi bien que dans les détails. Pour mutualiser toutes les informations techniques et réglementaires, comprendre les interactions, phaser les interventions, vérifier les conformités… La maquette numérique instaure lisibilité et confiance jusqu’au-delà de la livraison grâce au carnet numérique d’entretien.

Et CIM et LIM ?

Le CIM, ou City Information Modeling, étend les vertus du BIM à l’échelle de la ville. On modélise non seulement les bâtiments mais aussi les réseaux, la voirie, les mobilités, les trames vertes et bleues… tout ce qui constitue l’organisme de la ville. Et avec le LIM, Landscape Information Modeling, on modélise le paysage et ses éléments naturels y compris à l’intérieur du sol pour le système racinaire par exemple.

 

 


Du côté des collectivités, les 44 communes de notre périmètre d’intervention disposeront bientôt d’un support unique avec traçabilité des informations. Elles pourront ainsi mettre en œuvre plus aisément des actions de concertation, de gestion ou de construction de smart grids.


 

Intervention de Jean-Baptiste REY (Directeur Général Adjoint Epamarne - Epafrance), Président du Conseil d'Orientation du Mastère Spécialisé BIM de l'Ecole des Ponts et de l'ESTP Paris auprès des participants du MS BIM en présence d'Olivier CELNIK et de Philippe-Yves PETIT, Codirecteurs du Mastère Spécialisé BIM de l'Ecole des Ponts et de l'ESTP Paris

© Epamarne / photo : Eric Morency

Quels avantages, quels bénéfices ?

L’usage du BIM facilite les processus de conception, de construction et d’exploitation des ouvrages, de la livraison jusqu’à la déconstruction. Naturellement, cette sécurisation permet de mieux maîtriser les coûts de sortie. Nous visons dès cette année, grâce au BIM, une réduction du coût des travaux de 5 à 10%.

Quels coûts, quels risques ?

Très honnêtement, je n’en vois pas. On pourrait croire que le numérique est forcément un facteur de standardisation mais il s’agit en réalité d’un outil ouvert, souple, contributif, qui se met au service d’un projet. Et je m’exprime aussi en tant que président du Conseil d’orientation du Mastère BIM de l’École des Ponts ParisTech et de l’ESTP, une formation qui n’hésite pas à réinterroger les techniques nouvelles et émergentes.

Une innovation incontournable ?

Oui, le bâtiment et l’aménagement opèrent incontestablement leur transition numérique. Avec BIM Cities Alliance et la Caisse des dépôts et consignations, nous avons lancé fin 2016 un appel à contributions pour développer un démonstrateur BIM pour les territoires. En 6 semaines nous avions reçu plus de 180 manifestations d’intérêt de la part de start-up, de grands groupes, de collectivités et du monde académique. Il y a une énorme attente.

Un vrai outil partagé ?

L’ensemble des acteurs et notamment les TPE et PME, très nombreux dans la filière, se sont approprié l’outil ou sont en train de le faire. Du côté des collectivités, les 44 communes de notre périmètre d’intervention disposeront bientôt d‘un support unique avec traçabilité des informations. Elles pourront ainsi mettre en œuvre plus aisément des actions de concertation, de gestion ou de construction de smart grids.

Un outil prédictif ?

La modélisation nous met en capacité de prendre des engagements et notamment sur la question des coûts de fonctionnement, ce qui est capital pour les collectivités. Par exemple, avec Enedis à Noisy-le-Grand, la mise en place d’une gouvernance spécifique permet d’envisager une économie de 10% sur la facture énergétique à l’échelle du quartier. Le CIM aide à décider du meilleur réseau et permet d’appréhender les usages de consommation.

100% BIM, un objectif crédible ?

Bien sûr ! Nous nous sommes lancés dans le BIM en 2015 et en 2016, 100% de nos consultations logements étaient déjà réalisées en BIM. L’essor des nouvelles technologies dans ce secteur, comme ailleurs, est extrêmement rapide, il s’agit bien d’une révolution.

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