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Discours des vœux 2020 de Laurent Girometti, directeur général d’EpaMarne-EpaFrance

Seul le prononcé fait foi

Merci Messieurs les Présidents, pour ces paroles et pour vos vœux.
Monsieur le Sous-Préfet, cher Gérard Branly
Madame et Monsieur les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux et départementaux,
Mesdames et Messieurs les maires et présidents d’intercommunalités,
Mesdames et Messieurs les administrateurs des Etablissements Publics,
Mesdames et Messieurs les élus municipaux et communautaires,
Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprises, promoteurs, urbanistes et architectes,
Je ne saurais malheureusement pas, tous, vous citer car nous sommes ce soir plusieurs centaines,

 

Mesdames et messieurs, Chers partenaires et chers collègues,

Je suis très heureux de vous accueillir à notre cérémonie des Vœux 2020 en cette salle de la Ferme du Buisson, scène nationale du grand Est Parisien.

“A l’Ouest rien de nouveau “. Eh bien, c’est sans doute parce que c’est à l’Est, et surtout à l’Est de Paris, que les choses se passent désormais.

 

C’est vers l’Est aujourd’hui que les regards se tournent pour découvrir un territoire équilibré et agréable à vivre.

L’équilibre est l’essence même de notre mission : équilibre territorial à l’Est de la Métropole mais aussi équilibre entre habitat et emplois, équilibre entre ville et nature ou encore, vous l’avez souligné, cher Philippe, équilibre entre destinations touristiques et aménités urbaines.

L’équilibre est au cœur de notre mission car sans développement équilibré, il n’est point de développement durable.

 

Cette mission serait bien périlleuse si nous l’assumions seuls. Mais ce n’est pas le cas, votre présence si nombreux ce soir en atteste. C’est une logique partenariale qui prévaut dans la réalisation des projets que nous portons.

Nous fêtions ensemble, l’an passé, la création de la SPLA-IN de Noisy-Est, classée depuis d’intérêt métropolitain, c’est-à-dire que la Métropole du Grand Paris entrera à son capital cette année.
Et je suis heureux de célébrer avec vous la naissance, en 2019, d’une nouvelle structure de ce type : la M2CA, Marne et Chantereine et Chelles Aménagement, par transformation de la SEM du même nom.
Il existe, en France, seulement 3 SPLA-IN et 2 d’entre elles sont sur notre périmètre : une belle démonstration de la vivacité du partenariat local !

 

Cette logique de partenariat, nous l’exerçons avec toutes les collectivités, pour l’ensemble de nos projets.
Vous avez évoqué cher Yann, l’écoquartier du Sycomore à Bussy-Saint-Georges, un bel exemple de la mission d’accompagnement que nous avons à cœur d’accomplir dans toutes ses problématiques.
Nous sommes aussi très fiers d’avoir été impliqués, en 2019, dans deux nouveaux dossiers « Inventons la Métropole du Grand Paris » : Louis Lumière à Noisy-le-Grand et Castermant à Chelles.

 

S’agissant des transports, un sujet si crucial, nous pouvons aussi nous complimenter des avancées du Grand Paris Express. La future desserte de Marne Europe est aujourd’hui assurée et elle avance très concrètement : les travaux de la gare Bry-Villiers-Champigny battent leur plein et nous pouvons nous féliciter des travaux de terrassements, assez titanesques, conduits par EpaMarne pour le compte de la Société du Grand Paris.
De son côté, le conseil départemental du Val de Marne a réalisé, à la fin de l’année, son enquête publique pour le projet Altival.

La coordination des maîtrises d’ouvrage est constante : tant de travaux en si peu d’espace !

Quant à l’interconnexion entre le RER E et la ligne 15 à Bry-Villiers-Champigny, nous pouvons, là aussi, avoir bon espoir puisque le financement des études de projet est aujourd’hui assuré.
Je veux enfin évoquer la gare de Noisy Champs où les travaux se déroulent conformément aux prévisions. En 2020, l’organisation du pôle gare sera fixée.

 

A l’ouest de notre territoire d’intervention, du côté de la Voie de Desserte Orientale – donc à l’Ouest de l’Est, si vous me suivez bien…- Du côté de la VDO, ce projet autoroutier jamais réalisé qui fait aujourd’hui l’objet d’un Contrat d’Intérêt National, les premières ZAC progressent.
Celle de Champigny Paris-Est, futur morceau de ville sur 20 hectares, fait l’objet d’une concertation, et la ZAC de la Plaine des Cantoux à Ormesson a été créée en 2019. Elle proposera un quartier Zéro stress – pour les habitants, pas pour l’aménageur, ni la commune ! L’EPA poursuit, également, les études sur les entrées de villes aux limites d’Ormesson et de Sucy en Brie.

 

Toujours dans le Val de Marne mais au Nord de l’A4 – donc au Nord de l’Ouest de l’Est – si vous me suivez toujours…- je tiens à souligner l’excellence du travail partenarial, mené sur la programmation du Pôle Image et son de Bry sur Marne et Villiers-sur-Marne.
Certains d’entre vous s’en souviennent : la pérennité des studios de Bry n’était pas gagnée. Autour du projet, les communes, l’EPA, l’EPT Paris-Est Marne et Bois, l’INA, le ministère de la Culture, la Région, Transpalux et Nexity, tous se sont mobilisés.
La dynamique est créée, et 2020 pourrait être l’année du lancement du concours de maîtrise d’œuvre urbaine.

Pendant ce temps-là – à l’Est de notre Est – du côté du Val d’Europe, l’attractivité touristique joue à plein avec une hausse continue de la fréquentation de Village Nature et la force d’attraction du parc Disney. EpaFrance a signé la cession de terrains pour l’extension de Walt Disney studios en 2019. L’une des trois plus grosses cessions de l’Epa depuis qu’il existe.
Avec cette extension, un programme complémentaire d’investissement dans les infrastructures primaires et les études est conclu pour les 5 ans qui viennent. Merci aux financeurs Région, Etat et Département !

 

Notre territoire se compose de polarités dynamiques. Elles sont autant de vecteurs d’attractivité et d’emplois. C’est une force – au moment de former un vaste territoire- accessible, riches d’opportunités foncières et directement connecté au centre de Paris, aux aéroports, et au TGV !
Ces polarités dynamiques génèrent leur propre attractivité. C’est bien à l’Est que le soleil se lève !

 

Si notre travail consiste à aménager de nouveaux quartiers, il nous conduit également à retravailler l’existant.
Avec Paris-Vallée de la Marne, nous projetons d’intervenir sur le quartier des Deux Parcs à Noisiel, qui date d’avant la création de l’EPA, pour reconvertir sa galerie commerciale. C’est aussi ce que nous entreprenons à Torcy avec la création de nouveaux logements sur le site de l’ancienne cité scolaire de l’Arche Guédon.
Transformer le tissu urbain et le régénérer, c’est aussi réinterpréter le passé dans une logique de réduction de la consommation foncière et de qualité urbaine.

 

Je vous ai parlé de notre action au service du territoire, mais permettez-moi aussi de parler un peu de la maison EpaMarne-EpaFrance .
C’est tout d’abord, l’occasion pour moi, de saluer le personnel de l’établissement. Je les sais mobilisés et passionnés autant par leur métier que par le développement de ce territoire.
De nouveaux collaborateurs ont rejoint l’équipe en 2019. Je me félicite de notre capacité à recruter des talents neufs, mais tout autant à pouvoir continuer de compter sur l’engagement et les compétences des plus anciens. Nous avons conduit, en 2019, une refonte de notre organisation en créant, outre les directions métiers, de nouvelles directions opérationnelles pour renforcer le suivi des opérations au plus près du terrain. Cette réorganisation a déjà permis de renforcer les relations avec les collectivités et d’accroître notre performance.

 

Autre évènement marquant de 2019 : l’élaboration de notre Projet stratégique opérationnel conçu comme une œuvre collective.

 

Nous avons associé à sa définition, autant les élus que leurs services pour poser les axes de notre ambition pour les 5 prochaines années.
Ce PSO voté à l’unanimité des deux conseils d’administration en décembre dernier sera publié au printemps. Il est conçu autour de 6 défis-clés que nous sommes déterminés à relever collectivement :
le climat, la mobilité, la cohésion sociale et territoriale, la santé, la nature et puis l’innovation – un dernier défi, une méthode, voire une promesse – mise au service de chacun des autres défis.
Ce cadre de référence explicite notre action et nous engage vis-à-vis de nos commanditaires et partenaires. Nous veillerons à être aussi ouverts dans son suivi que nous l’avons été pour son élaboration.

 

Lorsque nous parlons grands défis et innovation à EpaMarne-EpaFrance, nous nous attachons, toujours, à une innovation porteuse de sens et réplicable. Cette innovation est inscrite dans l’ADN des établissements – et nos gènes sont porteurs de défis ambitieux.

 

Emissions Carbone, Nature, Santé ou encore fabrique de la Ville… nous avions, en 2019, identifiés 10 objectifs d’innovation pour l’année. 9 sur 10 sont actuellement atteints ou sur le point de l’être. Nos engagements pour nos futures actions font l’objet d’une nouvelle feuille de route qui vous est remise ce soir.
Cette démarche construite d’innovation explique le succès obtenu dans le cadre du Programme Investissement d’Avenir “Territoires d’innovation de Grande Ambition”, porté par la région Ile de France avec son initiative « Construire le futur, habiter le futur », à laquelle EpaMarne s’est associé.
Pour l’Epa, cela se traduit par deux actions que je souhaite mettre en valeur : la première, c’est “Si la Ville” notre application numérique initiée avec Cap Digital et développé par une start-up.
Cette application ludique conçue – à l’échelle de notre territoire d’intervention – permettra aux usagers de se prendre au jeu de l’aménageur pour en comprendre les dynamiques et les interactions.

 

La seconde, c’est notre appui au développement d’une filière locale de terre crue que nous avons contribué à faire émerger. Construire le futur, habiter le futur, c’est donc aussi conforter notre politique très affirmée en faveur des écomatériaux. Un premier programme bois et terre crue de 56 logements sera, ainsi réalisé à Chanteloup-en-Brie.

 

A l’initiative de la Région, nous faisons également partie des fondateurs du Booster Bois Biosourcés, qui rapproche la recherche, les entreprises et les maîtres d’ouvrage ou aménageurs pour accélérer la transition carbone. Il consolidera les filières française et régionale d’approvisionnement. D’ailleurs – et ce n’est pas un hasard – la plupart des membres fondateurs sont déjà implantés à Champs-sur-Marne, tout particulièrement a la Cité Descartes que nous rejoindrons nous aussi d’ici 2022 avec notre nouveau siège.

J’ai débuté ce discours en vous parlant d’équilibre.

Avec le bois, ou d’autres matériaux innovants auxquels nous pouvons l’associer – la paille, le chanvre, le béton bas carbone – nous sommes bien dans cette volonté de trouver le point d’équilibre entre développement urbain et réduction des émissions de CO2.

Cet esprit d’équilibre se manifeste aussi dans notre action en faveur de l’agriculture – et je ne parle pas là de bacs à fraises sur les toits d’immeubles, mais bien d’exploitation agricole.
Le plus souvent lorsque l’aménageur se préoccupe d’agriculture, c’est pour la supprimer !

Renversons la perspective. Nous avons identifié une centaine d’hectares, initialement acquis pour réaliser des développements urbains que nous avons décidé de dédier à des activités d’agriculture bio. Nous croyons en l’avenir d’une agriculture péri-urbaine, au « consommer local, une agriculture de pleine terre, réellement productive et porteuse d’opportunités économiques nouvelles.
A ce sujet, le cœur agro-urbain de Montévrain est notre opération pionnière, en lisière de ville, un futur site productif mais aussi un lieu de vente, de rencontres, de sensibilisation au « bien manger » et au zéro déchet.

 

Nous sortons là d’une définition trop étroite du rôle de l’aménageur pour nous emparer d’enjeux qui touchent à la santé, à la relation aux espaces naturels et agricoles.
Cette vision fait l’objet, cette semaine, d’un cahier central de l’Obs – qui vous sera distribué tout à l’heure- et qui nous est consacré.
Cette initiative, rendue possible grâce à nos partenaires, que je remercie ce soir, vise à mieux nous faire connaître des habitants, étudiants, chefs d’entreprises ou investisseurs de toute l’Ile-de-France.
Il était une fois dans l’Est… Invitons chacun à construire ce récit !

C’est dans cet esprit que nous organisons, ici, ce soir-même, deux plateaux avec Radio Immo, nous permettant de diffuser, plus largement, les atouts et les réussites de ce bon côté du Grand Paris !

 

Notre métier d’aménageur public, c’est de bâtir l’avenir.

Cet avenir nous sommes déterminés à le construire collectivement, avec vous, et nous le voulons équilibré, résilient, inclusif et durable. Un avenir qui a besoin de nous tous, ensemble, réunis et déterminés.

Ce pari n’est pas si fou. Nous ne sommes pas complètement à l’ouest ! Non… mais complètement à l’Est !

C’est une tâche exaltante, qui compte pour nous – pour vous aussi – j’imagine, auxquels je veux adresser mes vœux les plus sincères de santé et de succès, pour vous et ceux qui vous sont chers.

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