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Portrait de Patricia Ficarelli, archiviste à EPAMARNE (au siège social de l'EPA, à Noisiel)

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3 questions à… Patricia FICARELLI, archiviste

Camille Petit-Gas

Depuis 1972, l’histoire d’ EPAMARNE ne cesse de s’enrichir. Collecter, classer, conserver, éliminer et communiquer les archives sont autant de missions qui caractérisent le métier d’archiviste. Véritables traces du passé, les archives conservent la mémoire de l’action de l’établissement public d’aménagement sur le vaste territoire de Marne-La-Vallée. Aujourd’hui, Patricia FICARELLI nous invite à découvrir ce métier méconnu. Suivez le guide !

Patricia, arrivée très jeune à EPAMARNE, tu as vu l’aménageur évoluer au fil des ans. À présent archiviste, en quoi consiste ton métier ?

Effectivement, je suis arrivée à l’EPAMARNE en 1996, dans le cadre d’une mission junior entreprise, pour informatisation du service des archives. Depuis, j’en suis devenue la responsable et le système d’information aura évolué 4 fois !

Ma principale mission est de sensibiliser les collaborateurs de l’entreprise à l’intérêt de la bonne conservation de leurs productions et de les accompagner dans la démarche d’archivage. La collecte est importante car les archives constituent des éléments de preuves en cas de contentieux ou de contrôle financier ou constituent des éléments patrimoniaux qui raconteront l’histoire de Marne-la-Vallée. C’est un long travail de tri, d’indexation et d’élimination pour ne conserver que l’essentiel.

L’exercice de ce métier au sein de l’EPAMARNE est passionnant dans la mesure où la palette de métiers est diverse. Les problématiques professionnelles des uns et des autres sont autant de situations auxquelles je dois apporter des réponses et, je l’espère, une valeur ajoutée au quotidien. C’est ainsi que je veux voir le service des archives, qu’il soit aussi, au-delà d’une contrainte légale et de classement pour les collaborateurs, une ressource pour tous ! C’est là, une autre mission, certainement la plus belle et la plus importante : le partage et la diffusion de l’information.

Par mon ancienneté dans l’entreprise, je me sens parfois comme un trait d’union entre une génération qui a fait et une génération qui fait. Près de 22 années d’échanges avec des collaborateurs passionnés m’ont permis d’avoir une vision transverse sur toutes les activités et les évolutions d’EPAMARNE. C’est un véritable atout au quotidien que d’avoir cette mémoire humaine, et à titre personnel, tellement culturant.

L’année dernière, EPAMARNE a fêté ses 45 ans. 45 ans, ça veut dire beaucoup d’archives ? Sont-elles toutes utilisées ?

Beaucoup ? je dirais, oui… et non. Créé en 1985, le service des archives a eu un rythme soutenu de production de documents, boosté par une dynamique de début de construction de la ville nouvelle. Jusqu’ à très récemment, c’était chaque année plus de 100 mètres linaires de documents qui entraient dans les locaux de stockage ! Aujourd’hui, malgré la dématérialisation croissante, le papier reste encore très présent dans notre activité d’aménageur, même si son volume tend à baisser. La gouvernance des données est un sujet qui devra nous interroger prochainement.

Nous avons actuellement près de 2,9 km d’archives physiques sur le site. Elles se répartissent dans 4 grands magasins de stockages équipés de 3,6 km linéaires de rayonnages. Est-ce trop ? Au regard de la production et de la nature de notre activité, non. J’opère également des éliminations chaque année. En 2017, c’est plus de 220 mètres linéaires d’archives qui ont été détruites car elles n’ont plus d’utilité.

L’année dernière, plus de 600 documents ont été consultés par des collaborateurs en interne, des collectivités territoriales, des chercheurs, des étudiants, des journalistes… Je découvre à travers leurs demandes, la diversité des sujets de recherche et parfois même des projets dont je pense aujourd’hui plus personne n’a le souvenir ! Nous parlions de traces du passé tout à l’heure, j’ai envie de vous dire que selon ce que l’on cherche, les archives (si elles existent) révèlent… et donc sont utiles ?

Depuis quelques mois, tu découvres une nouvelle profession. Intégrée à la direction de la communication, tu es en charge de la rédaction d’articles et de la newsletter hebdomadaire interne, EPAMAG. Peux-tu nous raconter ce que cette expérience t’apporte au quotidien, en parallèle de tes missions d’archivage ?

Oui, en 2017, il m’a été proposé de rejoindre une nouvelle dynamique de communication dans une nouvelle organisation. Organiser des moments de cohésion comme les petits déjeuners, rédiger des articles ou encore créer chaque semaine un EPAMAG, sont autant de nouvelles missions, qui m’ont permis d’intégrer une équipe. J’ai appris à la connaitre et j’ai alors goûté à un travail plus collaboratif. Chacune peut apporter à l’autre, un « coup de pouce », une information complémentaire, une compétence. C’est un mode de fonctionnement différent de celui d’un archiviste, qui étant le seul à avoir l’expertise, ne peut se fier qu’à ses compétences propres. Nous sommes une équipe, nous partageons nos points de vue, nous discutons les sujets et nous les portons ensemble.

Quant au travail de rédaction, je suis une amoureuse des Lettres. L’écriture est quelque chose que j’aime profondément. J’ai écrit quelques articles, je l’espère… bons ? Dans tous les cas, j’écoute, j’apprends et j’adore !

Question bonus, en 3 mots, comment qualifierais-tu le métier d’archiviste ?

C’est un métier passionnant, enrichissant et… communiquant !

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